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Un enseignant-chercheur au PTchat à Kyoto
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ELISA Aerospace est fière d'annoncer la participation de son enseignant-chercheur Madame Vélu au PTchat à Kyoto.

Qu'est-ce que le PTchat ? 

Du 8 au 12 avril 2019, ce workshop regroupe des spécialistes de la théorie des perturbations appliquée à la cosmologie. Le but est d’améliorer la précision des modèles théoriques de formation des grandes structures de l’univers de manière à pouvoir tirer pleinement profit des données observationnelles exceptionnelles qui arriveront dans les années à venir (grâce aux missions spatiales de grande envergure qui se préparent).

 

Consulter le site internet de l’événement : https://pt-chat-kyoto.sciencesconf.org/

 

 

 

 

Riche bilan pour ce workshop de 5 jours !! 

 

Les présentations ont été particulièrement éclairantes sur les dernières avancées dans le domaine de la modélisation de la croissance non linéaire des structures de l'univers. En effet, depuis quelques années, nous assistons à un « raz-de-marée » de données lié à la performance toujours plus grande des instruments d’observation de l’espace (des galaxies en particulier). Pour pouvoir en tirer profit d’un point de vue scientifique, il faut développer des modèles théoriques extrêmement raffinés retraçant non seulement la distribution actuelle des grandes structures de l’univers mais aussi l’histoire de la formation de ces structures. C’est ce sur quoi travaillent tous les cosmologiques théoriciens ayant participé au workshop. 

 Les dernières avancées sont les suivantes :

  • possibilité d’atteindre un niveau de granularité inédit dans la modélisation de la distribution statistique des galaxies,
  • meilleure prise en compte des biais observationnels (par exemple la déformation de la distribution des galaxies qui apparaît lorsqu’on trace leur position en fonction de leur vitesse, connu sous le nom de « redshift space distortion », ou encore le biais qui existe entre la distribution de matière visible et la distribution de matière noire, connu sous le nom de biais cosmologique, ou encore les effets dits de lentille gravitationnelle),
  • exploration de modèles alternatifs (gravité modifiée, utilisation des « vides cosmiques », prise en compte des neutrinos, …) pour expliquer certaines observations.

 Ce qui permet d’obtenir ces avancées, ce sont les échanges entre cosmologistes (pour la plupart spécialisés dans une partie bien précise d’une thématique donnée) de manière à mettre en commun leurs efforts.